Je vous avais bien dit, Beyrouth c’est « Ze place to be in ». la preuve alors que je m’approche du « bar-self service-fridge » du salon, hésitant entre un 7up et un mirinda (oui je suis comme ça, les choix c’est pas trop mon truc) un personne s’avance et me devance en saisissant un mirinda, pas indécis lui.

Beirut

Le truc c’est qu’il s’agit de Henri Michel. Un « Bonjour M. Michel » plus tard je suis là face à lui complètement muet pour quelques seconde avant qu’il ne parte sans avoir compris grand chose.

Si je ne suis même pas capable de placer deux mots face à Henri Michel comment pourrais je emballer une jeune fille. En même temps en quelques secondes de quoi aurions nous pû parler ? Des avantages comparatifs du 4-3-3 et du 4-4-2.

De plus je ne suis pas nécessairement un fan de Henri Michel, il s’agit cependant d’une grande figure du football mondial. Alors je me dit que c’est un facteur aggravant : si j’avais été fan cela aurait été pire et une fille… j’ose même pas imaginer.

C’est donc sur ces réflexions que j’ai pris place dans mon avion, un séjour s’achève et retour bientôt à Beyrouth et son stress, ses jolies filles et mon manque de réussite. En parlant de jolies filles j’ai fait une découverte étonnante cette semaine: il existe des filles moches ici. Ouais ! Rien que ça ! Ceci dit on me souffle dans mon oreillette que j’en ai déjà croisé une ou deux il y a quelques mois, difficile de s’en souvenir.

Me voila donc bientôt de retour à Marrakech, Al Hamra, Al Bahja… Et à chaque fois que j’approche de Marrakech un large sourire se dessine sur mon visage, quelque soit mon mood du moment. Cette ville, ma ville, à un effet particulier sur moi.

Malheureusement cela ne dure parfois pas très longtemps. Parfois jusqu’au contrôle douanier, d’autres fois jusqu’au premier croisement ou feu rouge, et d’autre fois plus longtemps, mais jamais jusqu’à casa. Bizarrement il suffit de faire 100 mètres à casa pour être irrémédiablement happé par la réalité casablancaise, je vous passe les queues de poisson, les nerveux du volant ou l’accent « a base de pan pan pan… l rebbek ! ».

Mais nous n’y sommes pas pour l’instant je profite du ciel bleu à 10000m et de la joie de retrouver mon amour.
Oui parce que j’ai un cœur gros comme ça sur ce sujet, j’ai plusieurs amours, Marrakech, les maths sont les deux qui me procurent le plus de joies (le sport et les technos sont des passions !).

Alors en attendant d’avoir une puce, un chou, un bébé, une chérie… donnez lui le surnom que vous voudrez je me contenterais de ces deux amours là. Et pour les grognons : 3tani chre3 reb3a ! donc je peux encore tomber amoureux des sushis en plus de mon « hypothetical sweetheart ». Mais ne suis-je pas déjà amoureux des sushis ?