La citation de la semaine, voire même du mois, est à mettre à l’actif d’un philosophe libanais, chauffeur de taxi a ses heures.

« Al nissae charoun la bouda minhou ».

Et oui parce que à force je suis devenu l’ami du syndicat des chauffeurs de taxi beyrouthins. Ils s’enquièrent de ma situation maritale, me parlent de leurs gosses, me conduisent à 140 en ville. Un vrai privilégié en somme.

Quelques temps après me voila dans l’avion pour mon 11ème vol de l’année. Aéroport de Beyrouth, une salle d’embarquement et deux « perles » !

D’abord le rêve de toute jeune fille, un contingent de la FINUL soit une cinquantaine de soldats italiens. « Soldat », « Italien » alors je vous laisse imaginer… pour une fille c’est comme si moi je tombais sur un groupe de mannequins en route pour un défilé…

Ensuite une formidable cours de négociation : deux gamins plutôt turbulents se chamaillent lorsque la mère intervient : « vous arrêtez tout de suite ou on ne part pas ». L’argument vaut son pesant de cacahuètes, a 1m50 du pont d’embarquement après avoir passé trois contrôles de police et l’enregistrement il est clair que les gamins doivent être terrifié à l’idée de ne pas partir, surtout qu’ils ont 10 ou 12 ans.

Et cela m’amène tout droit à mon 12ème vol de l’année, et c’est le voyage dans l’année qu’on regrette car il tombe en pleines vacances scolaires. Du coup on est envahi par une flopée de familles aux parents aussi délirants que la « négociatrice » et aux enfants parfois aussi turbulents que le diable de tasmanie.

C’est quand même incroyable de voir à quel point les gens peuvent être à la fois stupides, désagréables et « self-centered » dès qu’ils ont des enfants. Et le pire c’est que s’en devient une excuse « Non vous pouvez pas me faire ça j’ai 3 enfants ». Ca doit être une réminiscence d’instinct animal de protection de sa progéniture (au détriment de celle des autres). Comme ils ne peuvent le manifester qu’à ce moment là… Cela devient une maladie, essentiellement dans les pays développés, peut être parce que les gamins craignent beaucoup moins dans ces pays là, il faudrait peut être y remédier : détruisons toutes les armes sophistiquées reprenons des gourdins, organisons des clans et que chacun protège sa tribu !

En même temps, ces réactions (qui restent quand même stupides), sont déclenchées par des faits, alors je vous raconte le déroulement de ma journée.

Direction l’aéroport, très tôt avant mon vol, vacances scolaires obligent je prends des précautions. Ai-je bien fait ? je n’en sais rien quoi qu’il en soit mon vol aura 1h20 de retard sur l’heure prévue. En plus je me suis retrouvé sur un charter car c’est le seul vol sur lequel il restait des places aussi tôt dans la journée. Qu’à cela ne tienne j’avais déjà prevu cela dès mon départ, je voulais rentrer tôt. Au final, quatre heures plus tard l’embarquement commence. Wow ! marrakech I’m coming. Seulement alors que les premiers passagers montent dans l’avion un toboggan arrière se déclenche.

Bref gros retard en perspective, après beaucoup d’approximations on fini par appeler un mecano pour démonter le truc et certains s’excitent déjà en pensant à de possibles problèmes de sécurité. Je me dis qu’on aura du mal à garder suffisamment de voyageurs sur ce vol. Moi je le prends même s’il faut voler sans portière arrière. En même temps c’est peut être pas possible et je ne dis pas que dans l’avion j’aurais pas fait dans mon froc, téméraire mais pas courageux.

L’avion dispose d’une issue de secours en moins, il faut donc le délester de 60 passagers et surprise il n’y à pas assez de volontaires. On cherche, on demande… Je fini par prendre la lâche décision de changer de vol car au final le vol suivant est sur de partir alors que les retards sont peut être pas fini sur celui là, le choix le plus raisonnable. Mas dommage car je ne pourrais même pas vous faire un post de la peur depuis a avion à moitié vide à cause d’une problème technique…

Et voila que la nuit tombe et je n’ai toujours pas la Koutoubia en vue…