Yes ! I’m back. Un retour pour annoncer une fin. N’est ce pas un peu paradoxal ? Non c’est juste 100% le3zaoui !

Oui c’est la fin, la fin de toute une époque. La fin d’un mythe… après de longues années de lutte et de résistance j’ai fini par céder, à reconnaitre l’évidence… J’ai du m’y résoudre tant dans mon cœur que sur mes papiers…

Marrakech authentique

Marrakech authentique

Alors tout d’abord vous vous demandez surement pourquoi une telle absence ? C’est très simple. Sans les équipages hauts en couleurs de la Middle East Airlines ou de KLM difficile de trouver l’inspiration (et aujourd’hui je suis courageux d’écrire une telle phrase). Ajoutez à cela la « disparition » de tous les blogueurs qui constituait mon pool de lecteurs. Pool qui a compté jusqu’à 2,5 lecteurs je le rappelle.

Le Marrakech que je connaissais et vantais n’est plus… c’est la dure réalité. Il n’y a pas si longtemps je me suis rendu dans un restaurant « branché » de Marrakech. Je suis arrivé assez tôt (oui j’aime être en avance). Jusque là tout se passait bien. Pris par les conversations et la compagnie que j’avais je n’ai pas vu le restaurant se remplir. Ceci dit lorsque j’ai levé la tête et regardé un peu la salle, bien remplie, j’ai été surpris. J’avais en effet l’impression d’être quelque part entre Paris et Lyon.

Alors oui vous me direz que le coin était peut être un peu trop « branché » soit, mais le constat ne s’arrête pas là. Où que l’on se rende, ce bon vieux Marrakech d’antan n’y ai plus. Plus tant d’endroits authentiques, moins de ce bel accent que l’on entendait au coin des rues… parti…

Alors il existe encore des ilots de résistance, des endroits où l’on est dans de l’authentique. Mais il faut connaitre. C’est à croire que Marrakech s’est transformé en incroyable machine a faire de l’argent. Jusqu’aux parcmètres dans les rues, dont le coût à la journée est plus élevé qu’à Casablanca… c’est vous dire. Il semble si loin le temps où jeunes nous nous gaussions d’avoir une vie tellement plus abordable et sympa qu’à Casa.

Donc oui j’ai l’impression de vivre la fin d’une époque pour ma ville. la fin aussi administrativement de l’aspect “MA” ville puisque après de longues année de lutte j’ai du abandonné le “Marrakech” pour “Casa” sur mes documents administratifs… un crève cœur dont je me remettrais difficilement.

J’ai presque envie de rebondir sur l’actualité pour demander à M. Claude Gueant (qui lira ces lignes je n’en doute pas) : Les marrakchis ne se sentent plus chez eux, que comptez vous faire pour cela ?

Vous me direz que cela ne fait pas très marrakchi, tant d’intolérance. Et je suis parfaitement d’accord. En effet l’une des particularités de Marrakech est d’être une terre d’accueil et que toutes les personnes y passant se sentent chez elles. C’est quelque chose qui rend tout marrakchi très fier, et j’en suis fier, là n’est pas le problème. Le souci c’est qu’on est en train de transformer Marrakech en sorte de Las Vegas du Maroc, dans tout ce que cela entend comme coté artificiel.

Je veux toujours avoir la possibilité de prendre un bon rayb et mille feuilles au « ferrane », mon sandwitch kefta à la kasbah et tant d’autres choses que ne connaissent que ceux qui y ont déjà gouté… pour qu’on puisse continuer à le faire découvrir à tous nos invités.